La grammaire est une chanson douce
Parution : 
29/08/2001
Pages : 
144
Format :
135 x 215 mm
EAN : 
9782234054035
Prix : 
12,20 €
La grammaire est une chanson douce
La Grammaire est une chanson douce est une fantaisie joyeuse. Jeanne, la narratrice, une jeune adolescente, pourraît être la petite soeur d'Alice, l'héroïne de Lewis Carroll, précipitée dans un monde où les repères familiers sont bouleversés. Avec son frère aîné, Thomas, elle voyage beaucoup : leurs parents sont séparés et vivent chacun d'un côté de l'Atlantique. Un jour, leur bateau fait naufrage et, seuls rescapés, ils échouent miraculeusement sur une île inconnue.
Accueillis par Monsieur Henri, un musicien poète et charmeur, ils découvriront un territoire magique où les mots mènent leur vie : ils se déguisent, se maquillent, se marient. C'est une promenade dans la ville des mots, pleine d'humour et de poésie, où les règles s'énoncent avec légéreté. Les tribus de verbes et d'adjectifs, les horloges du présent et du passé s'apprivoisent peu à peu, au rythme des chansons douces de Monsieur Henri.

 

 

 

 

 

 

 

 

" Elle était là, immobile sur son lit, la petite phrase bien connue, trop connue : Je t'aime.Trois mots maigres et pâles, si pâles. Les sept lettres ressortaient à peine sur la blancheur des draps.Il me sembla qu'elle nous souriait, la petite phrase.Il me sembla qu'elle nous parlait :-Je suis un peu fatiguée. Il paraît que j'ai trop travaillé. Il faut que je me repose.-Allons, allons, Je t'aime, lui répondit Monsieur Henri, je te connais. Depuis le temps que tu existes. Tu es solide. Quelques jours de repos et tu seras sur pieds. Monsieur Henri était aussi bouleversé que moi.Tout le monde dit et répète "Je t'aime". Il faut faire attention aux mots. Ne pas les répéter à tout bout de champ. Ni les employer à tort et à travers, les uns pour les autres, en racontant des mensonges. Autrement, les mots s'usent. Et parfois, il est trop tard pour les sauver. "

 

 

 

 

<< chaque fois qu’on ouvre un livre d’Orsenna, on l’entend rire à l’intérieur, un rire sonore, espiègle, un rire à moustache. >>

Jean-Baptiste Harang, Le Magazine Littéraire

 

<< Il est le professeur de français et de géographie que l’on aurait tous rêvé avoir. >>

Jérôme Béglé, Paris Match

 

<< Erik Orsenna continue de militer pour une joyeuse sauvegarde des beautés et des singularités du français.

Scrogneugneux s’abstenir. >>

Bernard Pivot, Le Journal du Dimanche

 

<< Le "Petit Prince" de la grammaire. >>

Olivier Maison, Marianne